Plante emblématique de la médecine orientale, la Centella asiatica intrigue toujours les chercheurs. Exploitée depuis des millénaires en médecine ayurvédique et chinoise, elle était surnommée « élixir de longévité ». Cette renommée ancestrale repose sur ses effets bénéfiques sur la régénération cutanée et l’équilibre de la barrière épidermique. Les recherches modernes confirment aujourd’hui son intérêt dans les soins conçus pour les peaux sensibles, fragilisées ou exposées aux déséquilibres. Voici un aperçu des bienfaits de la centella asiatica.
Définition et origine de la Centella asiatica
Originaire d’Inde, d’Indonésie et de Madagascar, la Centella asiatica se reconnaît à ses petites feuilles rondes proches du sol. Connue sous le nom d’« indian pennywort », cette plante discrète concentre une richesse exceptionnelle en actifs cutanés. Mentionnée dans le Sushruta Samhita, elle occupe une place ancienne dans les soins dédiés aux affections cutanées.
Intégrée à la pharmacopée indienne au XIXᵉ siècle, elle accompagne le traitement de l’eczéma, du psoriasis et de la peau fragilisée. Sa capacité réparatrice soutient la régénération de l’épiderme et l’apaisement des irritations persistantes. Cette action justifie son usage récurrent dans les soins pour peaux sensibles ou sujettes aux déséquilibres.
La tradition lui attribue aussi des vertus internes liées à la mémoire et à l’équilibre émotionnel.
En médecine chinoise, associée au ginseng et aux baies de Goji, elle symbolise vitalité et longévité.
La légende de Li Ching-Yuen illustre cette réputation liée au bien-être cellulaire global. La Centella asiatica pousse dans les zones marécageuses tropicales, avec des feuilles vertes en forme de cœur.
Ses fleurs blanches, roses ou violettes précèdent de petits fruits ovales caractéristiques. Cette plante fait partie de la famille des Apiacées, comme la carotte.
Selon les régions, elle porte plusieurs noms, dont Gotu kola, Brahmi ou herbe du tigre. Ces appellations traduisent son usage ancestral dans les soins cosmétiques et les rituels de soin du visage.
Composition active et propriétés cutanées de la Centella asiatica
La Centella asiatica contient des flavonoïdes, tanins, phytostérols, acides aminés et acides gras profitables pour la barrière cutanée. Sa richesse inclut aussi des mucilages et une huile essentielle aux sesquiterpènes, appréciés en cosmétique apaisante. Ses actifs majeurs restent les saponines triterpéniques, appelées centellosides. Elles regroupent :
- L’asiaticoside ;
- Le madécassoside ;
- L’acide asiatique ;
- L’acide madécassique.
Ces composés stimulent les fibroblastes et soutiennent la production de collagène. Cela participe à la régénération de l’épiderme. Cette action soutient la réparation des tissus et améliore l’aspect des peaux sensibles ou fragilisées. La microcirculation cutanée s’en trouve renforcée. Elle améliore l’oxygénation et la nutrition de la surface de la peau. Ces mécanismes expliquent son usage dans les soins dédiés aux rougeurs et aux zones sujettes à l’inconfort.
La Centella asiatica présente également une activité anti âge par son pouvoir antioxydant. Elle aide à limiter le vieillissement cutané lié aux radicaux libres et agressions extérieures. Un effet anti-inflammatoire contribue à calmer les irritations et à apaiser la peau sensibilisée. Cette propriété intéresse les formules destinées aux peaux sèches et sensibles. Certains composants agissent aussi sur le système nerveux, avec un effet neuroprotecteur. Les feuilles sont la partie la plus exploitée lors de l’extraction.
Bienfaits cutanés et fonctionnels de la Centella asiatica

L’extrait de Centella asiatica soutient la réparation de la peau lors de plaies, brûlures, fissures et irritations cutanées. Il favorise la cicatrisation des zones fragilisées, y compris sur un épiderme sensible ou altéré. En cosmétique, il cible les peaux matures grâce à une action visible sur les rides et les ridules. Il s’utilise dans les sérums et soins dédiés au contour des yeux et des lèvres.
Son effet réparateur aide aussi les peaux acnéiques à limiter marques et imperfections persistantes.
La peau paraît plus esthétique, adoucie et visiblement régénérée. La Centella asiatica soutient la circulation veineuse, réduit inconfort, œdèmes et sensation de jambes lourdes. Cette action améliore l’oxygénation cutanée et le confort des tissus périphériques. Au niveau neurologique, elle participe à la protection des cellules et au renforcement des fonctions cognitives. Certaines études évoquent un effet neuroprotecteur lié au vieillissement cérébral.
Des propriétés apaisantes expliquent son usage traditionnel contre le stress et les tensions nerveuses. Ces effets complètent son intérêt global pour le bien-être et l’équilibre fonctionnel.
Comment exploiter la Centella asiatica au quotidien ?
L’extrait de Centella asiatica s’intègre aux médicaments, compléments alimentaires et soins cosmétiques pour la peau. On le retrouve dans des formules dédiées à la réparation cutanée, à la circulation et au confort fonctionnel. Dans les compléments, la Centella asiatica s’associe souvent à d’autres plantes pour soutenir la régénération de l’épiderme. Ces associations visent la circulation, la cicatrisation et l’équilibre global de l’organisme.
Hémorroïdes, jambes lourdes et circulation
La Centella asiatica soutient la circulation veineuse liée aux sensations de jambes lourdes et douloureuses. Elle intervient aussi lors d’affections lymphatiques associées à la cellulite et à l’inconfort tissulaire. Les compléments existent en gélules, comprimés ou suppositoires, selon l’indication recherchée. Ils associent souvent la Centella asiatica à des plantes veinotoniques et apaisantes.
L’aloe vera ou le calendula soutiennent la réparation de la barrière cutanée lors d’irritations locales.
Le port de bas de contention accompagne fréquemment ces usages.
Mémoire et fonctions cognitives
L’usage traditionnel de la Centella asiatica concerne le soutien de la mémoire et de la vigilance. Les formules ciblent la microcirculation cérébrale et la gestion du stress chronique. Elle s’associe parfois au bacopa, au ginkgo biloba ou à des plantes adaptogènes. Ces synergies visent une protection cellulaire et un meilleur confort nerveux.
Cicatrices, brûlures et irritations de la peau
La Centella asiatica est reconnue pour la cicatrisation des plaies et brûlures de la surface de la peau. Elle entre dans la composition de crèmes réparatrices dédiées aux épidermes fragilisés. Ces soins apaisent les rougeurs, soutiennent la régénération et améliorent le confort cutané. Ils s’utilisent sur le visage et le corps exposés aux agressions quotidiennes.
Crevasses et fissures cutanées
Lors de froids ou chaleur intenses, la peau sèche perd sa souplesse et son hydratation. Des baumes à base de Centella asiatica aident à réparer les fissures et crevasses. Ces formules combinent agents hydratants, actifs protecteurs et ingrédients apaisants. La peau retrouve progressivement confort, élasticité et résistance.
Imperfections et acné
La Centella asiatica s’intègre aux crèmes pour peaux à imperfections. Elle aide à assainir la zone et soutient la réparation après l’inflammation. La peau du visage paraît plus nette et moins marquée après les poussées.
Rides et vieillissement cutané
On retrouve la Centella asiatica dans des crèmes hydratantes et soins anti rides. Elle s’associe souvent à l’acide hyaluronique et à des extraits végétaux. Ces soins ciblent le vieillissement cutané, la déshydratation et le manque d’éclat. La peau paraît plus souple, lissée et visiblement revitalisée.
Effets indésirables possibles de la Centella asiatica
La Centella asiatica peut provoquer une somnolence lors d’une consommation élevée et prolongée.
Des troubles digestifs comme des nausées ou maux d’estomac restent possibles. Une atteinte hépatique apparaît rarement après plus de trois mois d’usage continu. Appliqué sur la peau, l’extrait peut déclencher des irritations ou une réaction allergique cutanée. Ces effets restent peu fréquents et dépendent de la dose voire la durée d’utilisation.
Les précautions d’emploi de la Centella asiatica à connaître

La Centella asiatica reste déconseillée au cours de la grossesse et l’allaitement. Son usage ne convient pas aux personnes mineures. Une prise en début de journée limite le risque de somnolence. Elle reste déconseillée en cas de pathologie hépatique connue. La prise doit être interrompue deux semaines avant une intervention chirurgicale. Évitez toute association avec des médicaments sédatifs ou métabolisés par le foie. En cas de traitement médical ou de compléments à base de plantes, un avis professionnel reste préférable.







